Les particules élémentaires, de Michel Houellebecq
“Bien des années plus tard, lorsqu’il serait devenu un quadragénaire désabusé et aigri, il reverrait cette image: lui même, âgé de 4 ans, pédalant de toutes ses forces sur son tricycle à travers le corridor obscur, jusqu’à l’ouverture lumineuse du balcon.
C’est probablement à ces moments qu’il avait connu son maximum de bonheur terrestre”.
L’écrivain choisi ce mois-ci pour clôturer notre Club de lecture 2010/2011 est loin d’être un écrivain laissant indifférent. On l’aime ou on ne l’aime pas! C’est à prendre ou à laisser mais je pense qu’il est intéressant de le connaitre.
Préparez-vous donc, chers lecteurs, lectrices à lire un auteur “politiquement incorrect”, d’une extrême lucidité, surprenant, dur et perspicace.
Le monde qu’il nous décrit dans ses romans est en grande partie sombre et déprimant, toute personne se sent seule et triste et il y dépeint les mœurs sociales et sexuelles de la fin du XXe siècle.
Houellebecq se plait à montrer la face obscure de l’être humain qui selon lui se cache derrière chaque personne. Raciste, misogyne, réactionnaire, terroriste intellectuel voilà quelques critiques qui lui sont reprochées par certains lecteurs et lectrices lorsqu’il décrit la “culture occidentale” vide, matérialiste, fracassée, triste, solitaire, individualiste etc.
Il cherche toujours à provoquer d’une certaine manière son lectorat et c’est sans doute cette technique littéraire utilisée qui lui vaut d’être autant lu.
Les thèmes de ses livres tournent autour de la misère sexuelle de sa génération et la recherche d’amour, du tourisme sexuel (Lanzarote 2000) tourisme sexuel et sectes religieuses (Plateforme, 2001) etc… Son obsession pesante pour le sexe est toujours présente dans ses livres.
Comme d’habitude, nous nous ferons un plaisir d’en discuter ensemble.
Michel Houellebecq (de son vrai nom Michel Thomas) nait en 1956, essayiste, romancier et réalisateur. Il commence sa carrière littéraire en tant que poète, s’inspirant de Charles Baudelaire, son favori. Il gagne le prix de Flore en 1996 pour son recueil de poèmes.
En 1994, avec Extension du domaine de la lutte, il publie à 36 ans son premier roman mais c’est avec Les particules élémentaires (1998), son deuxième roman, qu’il arrive à être connu au niveau international puis traduit dans 25 langues. Depuis, il continue à être l’un des auteurs contemporains de langue française le plus connu. Avec La Carte et le territoire (178000 exemplaires vendus) il reçoit le prix Goncourt en 2010.
Michel et Bruno sont deux frères délaissés par leurs parents et élevés par leur grand-mère à qui ils vouent tout leur amour.
Ils sont deux pôles opposés, le premier est un brillant chercheur en biologie moléculaire asexuel qui se voue corps et âme à sa profession, incapable d’exprimer ses émotions et de maintenir une relation avec une amie d’enfance qui l’aime.
Il développe des théories génétiques pour mettre fin à certaines caractéristiques humaines comme sont l’égoïsme et la violence.
Pendant que le deuxième, Bruno, est un professeur complètement frustré, un masturbateur aigri et solitaire qui n’a que le sexe dans la tête…
A VOUS DE COMENTER
Esther Bruna
Club de Francès.

