Juste avant le bonheur, Agnès Ledig
Manon était là pour le test de grossesse. Elle était là pour les écographies. Là aussi pour se faire écrabouiller l’avant-bras à l’accouchement. Et puis pour sécher les larmes de baby blues, et par extension du blues tout court auquel Julie a succombé quelquefois. Agnès Ledig
Chers lecteurs/lectrices,
Juste avant le bonheur est le deuxième livre, vendu à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires de la romancière Agnès Ledig récompensé par le prix Maison de la Presse en 2013. Elle a écrit également Marie d’en haut (2011), Pars avec lui (2014), On regrettera plus tard (2016). L’écriture de ses livres lui a servi de baume et à la fois de puissant outil de communication car elle traite des thématiques telles que le deuil ou la résilience, qui sont censées toucher le lecteur de façon plus ou moins personnelle.
C’est sans doute grâce à sa profession de sage-femme où elle entretient un rapport étroit avec la vie et ses tournants qu’elle a pu écrire un livre si simple à comprendre. Dans Juste avant le bonheur il faut s’accrocher très fort à la vie quoiqu’il en soit, il n’y a pas de choix. D’une lecture très facile, elle a voulu mettre en valeur le terme de coalescence à l’incipit et lui a donné le sens de “rapprochement de personnes sensibles et meurtries dont le contact entraine une reconstruction solide de chaque élément à travers le tout qu’ils forment“.
Ainsi défilent ses personnages meurtris, confrontés aux difficultés de la vie, ils se rencontrent, s’entraident et se soutiennent afin de surmonter les épreuves qui surviennent. La chaleur humaine, l’attention et les papouilles, l’empathie, la solidarité, la sincérité parmi la longue liste des vertus les plus nobles de l’être humain sont présentes tout au long de ce récit de vies entrecroisées. Savoir écouter l’ingénu que nous portons tous en nous et comprendre que “la vie est moins douloureuse quand on y joue comme dans une cour de récré et qu’on se raccroche aux réconforts simples” est une proposition que fait Ledig à son lecteur.
Vous avez de fortes chances de rejoindre “le mystère du pays des larmes” où “les étoiles qui savent rire” de notre cher Saint Exupéry si vous vous laissez “apprivoiser” par les personnages et les évènements en vous posant les mêmes questions et en vous mettant à leur place. Je vous laisse le blog de l’auteur ici-bas.
Esther Bruna
Club de Francès
