Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, d’Anna Gavalda
“J’écris parce que je suis faite pour ça. Le bon Dieu m’a faite ainsi et je m’incline modestement ! Je sais raconter des histoires, c’est mon petit don à moi”.
“[Mes personnages] sont plutôt des gens cabossés. J’aime quand la vie déraille un peu. En l’espace de peu de pages, il faut qu’ils changent. Ce ne sont plus les mêmes à la fin. J’ai de l’affection pour les gens qui ratent et qui le disent…”.
Anna Gavalda.
Anna Gavalda est née le 9 décembre 1970 à Boulogne-Billancourt (région parisienne). Elle passe son enfance en compagnie de ses parents qui décident en 1968 de quitter la ville pour aller vivre à la campagne et de ses trois frères et sœurs, qui restent ses meilleurs amis.
Elle est envoyé en pension, à 14 ans à la suite de la séparation de ses parents et une fois sortie de ce quasi-couvent, elle a davantage envie de liberté que d’études.
Elle écrit sa première nouvelle à 17 ans, dans une salle d’examens, alors qu’elle est en train de rater le concours de Sciences-Po. Elle obtient une maîtrise de Lettre Modernes à la Sorbonne et cumule les petits boulots (serveuse, caissière, assistante-vétérinaire, fille au pair aux États-Unis, professeur de français dans une école privée, traductrice des romans Harlequin, rédactrice pour le magazine de Carrefour…).
Passionnée de lecture et d’écriture, elle remporte en 1992 le concours de la plus belle lettre d’amour de France Inter.
En 1999, le recueil de nouvelles Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, refusé par nombre d’éditeurs et finalement publié par Le Dilettante, crée la surprise. Ce titre ne quitte pas le classement des meilleures ventes pendantdes mois et est traduit dans une trentaine de langues.
Quatre ans après elle publiera son premier roman Je l’aimais qui deviendra un best-seller et, en 2004 ,elle obtiendra un autre best-seller avec son livre Ensemble, c’est tout.
Ce qui définit le plus sa plume c’est qu’Anna Gavalda ne cherche pas de forme esthétique et peut paraître parfois presque à railler l’insolence.
Son style d’écriture est direct, moderne, décontracté et débarrassé de tous tabous. Elle écrit simplement, utilise parfois l’argot et le langage oral du quotidien.
Le livre:
Femme en début de grossesse, vétérinaire de campagne, représentant, soldat en permission….sont des personnages quotidiens et crédibles que nous présente l’auteur.
De ce recueil de 12 nouvelles, l’amour est le thème qui prédomine sous toutes ses facettes et les personnages sont puisés de notre jour à jour.
Ainsi elle nous évoque le rêve d’amour qui ne va pas se réaliser dans la première nouvelle, l’amour maternel dans la deuxième, l’absence d’amour dans la troisième, le manque d’amour dans la quatrième, le désir de l’amour dans la onzième etc.
Si certaines nouvelles nous paraissent amusantes, celle de Catgut s’avère choquante et brutale mais malheureusement terriblement réelle….
A vous de commenter:
Esther Bruna
Club de Francès.
