Léon l’Africain. Amin Maalouf

Moi Hassan fil de Mohammed le peseur, moi Jean-Léon de Médicis, circoncis de la main d’un barbier et baptisé de la main d’un pape, on me nomme aujourd’hui l’Africain, mais d’Afrique ne suis, ni d’Europe, ni d’Arabie. On m’appelle aussi le Grenadin, le Fassi, le Zayyati, mais je ne viens d’aucun pays, d’aucune cité, d’aucune tribu. Je suis le fils de la route, ma patrie est caravane, et ma vie la plus inattendue des traversées Amin Maalouf.

Chers lecteurs, lectrices

leonlafricaneD’Amin Maalouf, j’avais lu son essai Les identités meurtrières qui m’avait touché par son humanisme et sa sensibilité à nous démontrer à travers son écriture sa capacité à se projeter à la place des autres , c’est donc pour cela qu’avec plaisir, je le propose ce mois-ci au Club en espérant que la fascinante et lointaine histoire qu’il raconte à ses lecteurs vous plaira. Je vous invite aussi à lire le lien ci-dessous où il se confie beaucoup sur l’histoire de sa vie et de sa famille afin de comprendre le pourquoi il accorde tant d’importance à l’altérité.

Le personnage historique Hassan-al-Wazzan dont il nous parle dans le livre Léon l’Africain l’a particulièrement intéressé parce-que, né maure et musulman à l’époque de la chute de Grenade, entre les années 1491 et 1492 lorsque la ville est prise par les chrétiens va se retrouver 30 ans plus tard, fils adoptif du pape, portant le nom de Jean Léon de Médicis et le surnom de l’Africain. Passionné comme il l’est d’Histoire, sa curiosité va le pousser à faire des recherches pour reconstituer l’essentiel de la vie de ce personnage fabuleux afin d’élaborer sa biographie romancée sur fond historique.

aminRempli d’évènements historiques du XVIe S et abordant l’exil, le pouvoir, la guerre et la religion, Amin Maalouf a le don de réjouir son lectorat tout en l’instruisant mais d’une manière ludique et lui faire suivre le parcours de cet homme, marchand, diplomate et écrivain andalou de langue arabe depuis ses origines à Grenade, sa traversée du désert avec les découvertes qu’il en fait, son arrivée à Tombouctou et tout le périple qu’il mène jusqu’à sa vieillesse.

L’auteur est un écrivain franco-libanais, journaliste, nait en 1949 à Beyrouth au Liban. Il a fait des études de sociologie et d’économie et a été journaliste pour An-Nahar, le principal quotidien de langue arabe de Beyrouth. Il s’installe à Paris en 1976 s’exilant de la guerre civile du Liban et reprend son activité de journaliste voyageant et couvrant de nombreux conflits dans le monde (Mozambique, Iran, Argentine, Balkans) et devient directeur de l’édition internationale d’An-Nahar et rédacteur-en- chef de l’hebdomadaire Jeune Afrique.

Après son essai Les Croisades vues par les Arabes en 1983, il publie Léon l’Africain en 1986 qui obtient un fort succès et il se consacre exclusivement à la littérature produisant une œuvre qui comprend des romans, essais et livrets d’opéras est qui est traduite en plus de quarante langues. Il décroche le Prix Goncourt pour Le Rocher de Tanios en 1993, l’action se déroulant au Liban, dont il garde une profonde nostalgie.
Amin Maalouf est membre de l’Académie française depuis juin 2011, docteur honoris causa de l’Université catholique de Louvain en Belgique, de l’American University of Beirut au Liban, de l’Université de Tarragona en Catalogne et de l’Université d’Evora au Portugal.

Autobiographie Amin Maalouf

Esther Bruna.
Club de Francès

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