La peste, d’Albert Camus
Albert Camus nait à Mondovi en Algérie, au sein d’une famille pauvre. Très tôt il perd son père, ouvrier agricole, qui est tué à la bataille de la Marne en 1914 lorsque l’armée française commence à mobiliser à tous les jeunes hommes pour défendre Paris lors de l’invasion allemande. Sa mère, Caterina Sintes, originaire de lle de Menorque, sans aucun recours économiques est obligée à s’installer chez sa mère, à Belcourt, avec ses deux enfants.
Camus vivra son enfance sous les ordres de sa grand-mère, très autoritaire, souffrant la relation qu’il maintient avec sa mère, partialement sourde, à laquelle l’amour et le respect mutuelles qu’ils ressentent l’un pour l’autre les porteront à se comprendre réciproquement à travers de leurs silences.
À l’âge de cinq ans, il rentre à l’école de Belcourt et grâce à son maitre d’école Louis Germain, qui le présentera à l’examen des boursiers quelques années plus tard, il peut continuer ses études au Lycée d’Alger. En 1930 il passe son baccalauréat et se produisent les premiers symptômes de sa maladie (la tuberculose) qui marquera le ton de son œuvre.
À l’université, pendant ses études de Premières Lettres Supérieures, il connait un jeune professeur philosophe nommé Jean Grenier et découvrira l’œuvre de Marcel Proust. En 1934 il est adhèré au Partit Communiste, section d’Alger et est favorable aux revendications musulmanes, fait qui le fera rompre avec le parti communiste un temps plus tard.
Le positionnement qu’il prend contre l’oppression musulmane le pousse à trouver une nouvelle voix d’expression de journalisme de la Résistance et il publie dans les colonnes d’Alger républicain, Soir républicain, organe du Front populaire, une grande quantité d’articles et chroniques.
Il trouvera dans le journalisme de la Résistance une nouvelle voix d’expression. Il devient le rédacteur en chef de la publication clandestine Combat.
Les pièces de théâtre, les romans, les essais se succèdent: l’Envers et l’Endroit (1937), Noces (1938), L’étranger (1942), Mythe de Sisyphe (1943), Caligula (1944) Le malentendu (1944), La peste (1947) et d’autres approcheront le lecteur et le feront complice de la vérité d’Albert Camus et peut-être bien de ce qui nous est commun à l’humanité entière. Comme toujours, chers lecteurs et chères lectrices, ce ne sera qu’à vous à en juger.
Une rencontre autour d’Albert Camus
L’oeuvre chosie:
La peste est un récit tragique et profond lequel il est recommandable de lire sur plusieurs portées. C’est un livre qui mène le lecteur à la réflexion malgré sa simplicité qui ne se présente qu’en apparence. C’est une œuvre écrite au milieu de guerres et qui se lit comme une allégorie au fascisme, comme un témoignage réel mais, qui dérive sous la plume de Camus en abstraction. L’ennemi n’est pas mentionné mais l’Humanité le reconnait.
C’est un livre qui sert à méditer sur le sentiment et la condition de l’Humanité commune à tous.
L’histoire commence avec la mort du premier rat que le docteur Rieux trouve sur le palier et d’une façon progressive les rats apparaissent dans les rues de la ville d’Oran et viennent mourir partout, dans les lieux publics, les maisons etc.
Tout n’est qu’angoisse et déconcerte quand les personnes meurt de fièvre inguinale. La Peste est là, elle se propage, régresse, s’accroît même si l’on ne veut pas y croire. Le désespoir, la ville en quarantaine, sa fermeture, l’ambiance de claustrophobie, la peur…
QUESTIONS:
Esther Bruna
Club de Francès
